Les guerres éternelles


 
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 Dans un café.

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Benjamin Gates
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MessageSujet: Dans un café.   Dim 7 Sep - 22:31

Ouille... ne pas faire des mouvements brusques... Interdiction de se retourner en pliant les épaules. Le docteur l'avait pourtant prévenu, son dos risquait de lui faire mal un bon moment encore, tout ça à cause de cette fichue "chute d'escalier".
En plus, il n'avait plus de voiture. Heureusement que ce café n'était qu'à quelques mètres. En fait, l'humain n'aurait pas eu le courage d'y aller si le bâtiment avait été plus loin. Mais il avait besoin de voir des gens, des humains, des vrais. Enfin qui pouvait se vanter d'être un vrai humain lorsqu'on savait que des extraterrestres se faisaient passer pour des habitants de la Terre, sur Terre ? Benjamin n'avait pas vraiment eu de chance avec les êtres surnaturels. Il était d'abord tout excité à l'idée de connaître et de rencontrer des anges, des elfes, des démons... Mais au final, ça a failli lui couter la vie et c'était une expérience plus douloureuse que fructueuse. Et l'une d'elle avait profondément marqué l'humain dans sa profession.

D'abord la chef des vampires en personne qui vient l'enlever avec la merveilleuse idée de jouer avec ce petit humain, il avait d'ailleurs pu en profiter pour lire plusieurs livres sur le peuple de Célestia, des Enfers et de Sylvania.
Puis une ange schizophrène et violente qui débarque chez lui en demandant à être soignée, mais qui ne l'écoute pas, qui ne le croît pas, qui n'en fais qu'à sa tête et qui se croît supérieure grâce à ses super pouvoirs et à sa prétention sans limite. En plus, c'était à cause d'elle que le pauvre homme avait maintenant quelques cotes cassées et des os de la colonne vertébrales un peu déplacés. Qui serait partant pour lui faire un bon massage ? En plus il est beau, il a un corps d'athlète, il est gentil, doux, tendre, affectueux, attentionné... Oui bref.


- Bonsoir... Un simple café s'il te plaît, je sens que je vais avoir du mal à fermer l'œil ce soir alors autant ne pas essayer.

- Ca ne va pas ?

- Sisi ne t'inquiète pas, je passe juste vous faire un petit coucou.

Il gratifia le propriétaire d'un sourire et salua tous les clients et les serveurs. Le psychologue connaissait pratiquement tous le monde ici, il y venait généralement chaque jours avant et après son travail pour prendre un café le matin, et un remontant le soir. Aujourd'hui ce sera un café le soir...

Benjamin parti ensuite s'assoir à une table avec une fenêtre, vue sur la rue. Il plongea ensuite son regard à l'extérieur et se mit à réfléchir.
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Dunamis
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MessageSujet: Re: Dans un café.   Dim 7 Sep - 23:44

Les glaçons tintaient doucement dans le verre bas, tournoyant sans conviction dans le liquide ambré -du douze ans d'âge, vieilli en fût de chêne- tandis que le jeune homme qui tenait le récipient avait le regard perdu dans la comptemplation d'une peinture à l'huile d'une des parties de Central Park un aprés midi d'été.
Pas vraiment que le tableau eut un incroyable intêret artistique, loin de là. Mais le blondinet qui avait ses yeux bleux rivés sur un point visiblement bien précis de la croûte bon marché avait les pensées vagabondes, lâchées dans la nature par l'alcool qui cavalait dans les veines du garçon. La tête lui tournait et il avait l'estomac retourné. Pas sûr que ce soit juste le whisky, quoi que les six verres "on the rocks" précédents avaient sûrement joué rôle.

Les images relayées avec ferveur par les médias étaient elles justes ? Une femme aux larges ailes noires s'était elle vraiment envolée depuis une rue bondée ? Et surtout, avait il bien reconnu Uriel sous les traits pourtant peu semblables ?
Le blond ne savait pas vraiment quoi penser. Quoi qu'il en fût, sa nature profonde s'était réveillée d'elle même depuis qu'il été tombé sur ces images au détour d'un site internet. Il avait senti l'Omni lui picoter chaque parcelle de son corps, comme un appel à lui-même. Que s'était il passé à Celestia ?
Pour fuir tout cela, il se rapella qu'il était maintenant Julian Dunamis et non plus Dunamël, l'ange. Mais on ignore pas des plumes blanches comme la neige qui vous tombent curieusement du dos, ni même la sensation qui vous prends aux tripes lorsque vos yeux regardent pour une énième fois une bonne femme déployer des ailes en pleine rue, sous les caméras des badauds.
L'alcool ne l'avait jamais vraiment attiré, mais ce soir là le whisky avait eu bon goût, et ses effets euphoriques avaient diverti Dunamis un temps durant, avant de le projeter face à la réalité aussi brutalement qu'un coup de masse bien asséné.

Voilà pourquoi il réfléchissait au moment où le dernier client passa la porte. A vrai dire, il ne le regarda pas et ne fit pas attention à lui. Ce fût l'arrêt de la musique qui le tira de ses reflexions. Le juke-box s'était finalement tût, faisant mourir la voix de Bob Dylan qui parlait de son tambourine-man.
Le silence oppressait Dunamis, qui n'avait aucune envie de se retrouver seul face à ses pensées et un verre de whisky. Il se leva donc, et ses pas titubants l'avertirent qu'il avait suffisament bu, mais il n'y prêta pas attention, pas même lorsqu'il buta contre le pied de l'homme qui sirotait le café commandé quelques instant plutôt, lors de son entrée. Il baragouina un vague "pardon" pour la forme, puis s'interessa de près au Juke box et y glissa (difficilement) quelques pièces, choisissant d'emplir l'endroit d'un des titres tout en douceur de Tracy Chapman.
Dunamis avait gardé son verre à la main tout le long de l'opération et ce fût au retour qu'il le regretta, lorsque se prenant les pieds dans son bas de pantalon, il se rattrapa à la table du buveur de caféine, offrant à la chemise de celui çi une superbe giclée couleur bois clair. Dun' se tenait maladroitement à la table, tentant stupidement de garder une quelconque prestance alors que son attitude de poivrot ne lui en accordait plus aucune. Ses yeux mi affolé mi peinés trouvèrent ceux de sa pauvre "victime" tandis que de ses lèvres s'échappèrent quelques mots aux délicats relent alccoliques.


- .....D'solé, m'sieur....

Et de s'écrouler dans la place opposée à celle de l'homme en question, incapable de se relver tant la Terre semblait tourner vite, mais vite....
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Benjamin Gates
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MessageSujet: Re: Dans un café.   Lun 8 Sep - 20:06

L'odeur forte présageait un éveil qui allait durer, et mettait l'eau à la bouche. Benjamin aimait se nourrir de l'odeur en premier, avant de savourer à chaque gorgée le liquide concentré et chaud. La fumée qui s'échappait brouillait de temps à autre la vue de l'humain, qui regardait toujours la fenêtre et les rares passants qui se montraient dans la rue. Tiens, Mme Pruvot sortait de son travail plus tôt que prévu, pourvu que son mari ne soit pas sorti pour promener leur chien car elle n'avait pas la clé de leur appartement.
Oh mais quand est ce que le petit Grégory a enlevé son attelle ? Ne devait-il pas la garder plus de trois jours ?
Monsieur Dubois semble soucieux, sa femme continue t-elle de lui mener une vie dure ?

Oui, car Benjamin connaissait la vie de ses patients, mais aussi de beaucoup d'autres gens, comme son quartier entier. Avoir un psychologue près de chez soi, c'était utile et ça suffisait à la vieille Lalane de venir se confier gratuitement. Il n'allait tout de même pas les faire payer ? Et puis beaucoup de gens ont tendance à faire plus confiance à un professionnel qu'à leur proche, ce qui était égoïste mais par pur intérêt.
Bref, toujours est-il que monsieur le psychologue pouvait à peu près prévoir tout ce que faisait ces gens qui passaient dans la rue.

Il fut soudain tiré de ses pensées par quelque chose, ou plutôt quelqu'un, qui buta sur son pied. L'homme le retira aussitôt en levant la tête vers l'auteur.


- Ce n'est rien. Répondit-il en esquissant un léger sourire confiant.

Et tandis que cette personne se dirigeait vers un juke box, Benjamin ne put s'empêcher de le regarder avec plus de détails. Il est vrai que cet inconnu était, certes, inconnu, mais aussi d'une beauté plutôt incroyable. Presque irréelle. Bien sûr ce n'était pas du genre de l'humain de juger des garçons sur leur apparence physique, mais le garçon qu'il regardait lui inspirait une douce sérénité, bien qu'il ne semblait pas très sobre.

Afin de ne pas le mettre mal à l'aise au cas où le je ne blond venait à remarquer qu'il était observer, Benjamin détourna à nouveau le regard et se reconcentra sur sa vitre. Plus personne ne passait dans la rue, si ce n'est quelques voitures. Il ne put recommencer à réfléchir, car une sensation fraiche l'assaillit au niveau du torse, lorsque du liquide à l'odeur forte tâcha sa chemise.
Par réflexe, le psychologue se leva, et se fit mal au dos par la même occasion. Il fronça les sourcils en écartant les bras mais prit aussitôt un air inquiet en voyant la même personne que tout à l'heure, affalée sur la table en lâchant à nouveau des excuses.

L'humain n'eut même pas le temps d'y répondre car son interlocuteur s'était écroulé au sol, surement sous l'emprise de l'alcool.


- Amène moi un verre d'eau et appelle les secours ! S'écria Benjamin, qui s'était précipité au chevet du 'malade'.

À genoux, il tentait de redresser l'homme saoul en plaçant une main sur son torse et une autre dans son dos.
Et s'il faisait un coma éthylique ? Bon sang comment l'empêcher ? L'homme était psychologue, pas médecin ! Le barman revint bien vite avec un verre d'eau. Il informa que les pompiers arrivaient et tendit l'objet à Benjamin. Ce dernier le prit et balança son contenu au visage de l'inconnu. En espérant que ça ait un effet, car normalement ça devrait en avoir un...


- Tenez bon, les secours arrivent... Murmura t-il, ne sachant pas vraiment quoi dire, ou quoi faire d'autre...
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Dunamis
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MessageSujet: Re: Dans un café.   Mar 9 Sep - 10:41

La sensation glacée le surprit. Peut être était il moins soûl qu'il n'y semblait ? Quoi qu'il en fût, l'eau frâche qui s'abattit sur son visage sembla avoir des propriétés magiques : la Terre tournait déjà moins vite même si son estomac, lui, continuait de se retourner à une vitesse impressionante. "Surtout, ne pas vomir".
Il s'aperçut trop tard que sa volonté avait flanché, et son sens des réalités aussi. Le blondinet s'était retourné sans même en avoir conscience, et avait laissé sur le pantalon du barman son déjeuner et sa collation. Désolé pour lui... Il s'essuya d'un revers de la manche de sa chemise blanche et parvint finalement à s'assoir sur le sol. Face à lui, une légère odeur de café. Pas désagréable, par ailleurs.
Le vomissement avait un effet inespéré. L'ange se sentait mieux, à présent. Evidemment, il était loin d'être trés frais. Mais au moins, l'alcool avait déserté ses méninges en laissant toutefois une jolie migraine commencer à grogner.
Au bout de quelques secondes, il se sentit capable de parler sans risquer de laisser à l'homme qui lui faisait face un souvenir de ses repas précédents.
Ce fût pour le barman qu'il ouvrit pourtant la bouche.


- ....Chuis désolé, Craig.... Je te paierais le pressing.... Pardon....

Le jeune homme s'arrêta quelques secondes, sous un assaut de sa migraine et de son estomac. Lorsque l'alarme fût stoppée, il leva un peu les yeux vers l'homme dont la chemise sentait à présent le Clan Campbell.

- .....Ce...Ca va aller, m'sieur..... Les s'cours ne s'ront pas utiles, vous en faites pô....

Sa voix était pâteuse d'alcool, et son haleine putride finissait de lui enlever les dernières touches sexy que l'ont aurait pût lui accorder. Mais au moins, il se montrait poli. C'était la moindre des choses, non ? Le jeune homme vpensa à rejoindre son appartement, mais à peine avait il tenté de se lever qu'il retomba lourdement sur le sol, incapable de se mouvoir seul. Quelle pitié... Pourquoi ne ferait il pas comme Uriel, déployant ses ailes pour passer par la voie des airs ?
Cette pensée fit monter une pointe de colère en lui, qu'il manifesta en frappant du poing sur les lattes du parquet.


- J'rentrerais bien chez moi.....

Un appel à l'aide ? Une reflexion à voix haute ? Peu importait, c'était dit.
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Benjamin Gates
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MessageSujet: Re: Dans un café.   Ven 12 Sep - 18:47

Bon, le barman aussi était touché. Benjamin ne savait pas vraiment quoi faire. Il aimerait bien ramener cet inconnu chez lui, mais avec quelle voiture puisqu'il n'en avait plus ?

- Met sur ma note pour l'instant, je vais essayer de le reconduire chez lui.

Il était saoul, ce qui rendait ses gestes et ses paroles totalement imprévisibles. Le psychologue n'essaya même pas d'imaginer ce que pouvait ressentir la personne de peur d'être dégouté. Il prit le bras du jeune homme pour le passer sur son épaule puis tenta de l'aider à se relever en lui demandant.

- Nous allons prendre le bus. Où habitez-vous ?

Peut-être l'autre personne avait-elle une voiture, mais l'humain se voyait mal au volant à coté de quelqu'un prêt à faire un malaise sous l'emprise de l'alcool. Mieux valait prendre les transports publiques, avec un appel au secours en réserve si quelque chose arrivait.

Il se releva avec l'autre, sans un bruit mais avec une petite grimace. Sa douleur au dos était toujours là, heureusement que le docteur lui avait recommandé du repos...
Le psychologue laissa le barman et quelques clients l'aider avant de sortir du café en tenant toujours l'homme saoul.
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Dunamis
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MessageSujet: Re: Dans un café.   Sam 20 Sep - 9:35

Le blondinet n'avait pas vraiment compris ce qui s'était passé par la suite. Son esprit était embrumé par les vapeurs alcooliques et il començait à s'endormir, tout simplement. A peine aida t'il mécaniquement l'homme qui à un moment, le porta au-dehors.
Ils passèrent donc la porte sans que le blond s'en rende vraiment compte, n'emergeant qu'un peu plus tard, lorsque l'air frais fouetta son visage. Cela lui fit du bien, du moins assez pour qu'il parvienne à se tenir debout seul, ce qu'il fit en s'aidant d'un mur.
Dunamis secoua un peu la tête en gémissant, posant finalement un regard azur sur son sauveur. Bien que sa bouche fût pâteuse et son haleine pas franchement agréable, il s'adressa à lui.


- M'avez d'mandé où j'habite, nan ? A trois pâtés de maison de là, au 36 à l'angle de Bowmann et Wilshure.

Peu à peu, il reprenait pied. Peut-être sa nature profonde l'y aidait elle ? Mais quelques instants à peine aprés sa petite tirade, il eut l'air de se sentir mieux.
Le jeune homme fouilla sa poche pour en sortir un pauvre chewing gum qu'il mâchonna prestement, le pouvoir menthol accomplissant fort efficacement son oeuvre. Il en tendit un à son compagnon par politesse, tout en reprenant la conversation d'une façon plus assurée.


- Merci pour ça, m'sieur. Dunamis. Julian Dunamis, enchanté.

Tout en lui tendant le chewing gum, il lui proposait une poignée de main. Pas encore assez réveillé pour réaliser qu'il était passé pour un imbécile dans le bar, mais suffisement pour pouvoir mener une discussion complète et intélligible.
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MessageSujet: Re: Dans un café.   Mer 17 Déc - 22:48

- Hahaha ! Elle est bien bonne celle-là !

L'homme riait à gorge déployée, dégageant une charmante odeur d'alcool, et arpentant les rues en titubant plus qu'en ne marchant. Mais il semblait que peu importait le regard des autres de son point de vue. Son regard semblait être absent, déconnecté de la réalité. Les gens s'écartaient de son passage, murmurant dans son dos, maugréant sur les ivrognes de New-York qui ne savaient pas se tenir, qui leur faisaient honte, patati et patata. Mais lui, il s'en moquait, son esprit était ailleurs. Certains le prenaient pour un illuminé, d'autres pour un ivrogne qui avait vraiment TROP bu. L'excès n'est jamais bon. Pourtant, ceux qui auraient connu cette homme auraient tout de suite affirmé que, de une, il n'éait pas du genre à boire sans modération, et de deux, qu'il tenait très bien l'alcool, trait de caractère qui pouvait très bien coller avec le précédent. Mais personne ne pouvait considérer étrange le fait que cet homme soit ivrogne et déconnecté de la réalité. Etre ivrogne et dans les vappes ne relevait pas de l'anormalité.

L'homme s'approchait un peu plus de la porte du café duquel étaient sortis deux hommes, l'un parissant légèrement saoûl, mais en train de se remettre légèrement de ce que l'on pouvait penser être une sacré cuite - d'ailleurs, cela avait de fortes chances de l'être, mais bon, passons. Notre cher ivrogne à moitié illuminé arriva donc au niveau des deux hommes qui discutaient devant le café, l'un semblant tendre la main à l'autre - quelque chose qui ne relevait pas non plus de l'extraordinaire, hein.
Un, deux... Les pas de l'ivrogne se faisaient de plus en plus lents, et il semblait que l'homme ait de plus en plus de mal à garder son équilibre déjà douteux. Quelques mots sortirent de sa bouche, mais rien de transcandant puisque ses propos n'eurent aucun sens :

- Ah... Non... C'est pas vrai... Si... je...

Brusquement, son mouvement s'inversa. Au lieu de mettre encore un pied devant l'autre, il se mit à reculer, et, inévitablement, il trébucha, pour s'étaler de tout son long, sur le dos. Il resta allongé ainsi quelques instant, son regard toujours perdu, et laissant échapper quelques propos qui n'auraient toujours eu aucun sens pour un être humain normal :

- Des ailes... Un Ange... Un désastre...

Les yeux de l'homme se fermèrent. Depuis le début, il n'avait prêté attention aux deux hommes devant lesquels il s'était lamentablement affalé. Son esprit avait été absent depuis le début. Depuis qu'il s'était assis à cette table, qu'il avait commandé un verre d'alcool, et qu'il avait...
Les yeux de l'homme se rouvrirent. Cette fois-ci, il n'était pas vide. Son esprit s'était reconnecté à la réalité. Lentement, il se redressa pour s'asseoir, et leva les yeux vers les deux hommes devant lesquels il avait faittout son petit manège inconscient. Sa main se porta instinctivement à son crâne, comme si il avait mal à la tête. En réalité, il avait vraiment mal, mais bon...

- Qu'est-ce que je fous là, moi ? Olala...

Comme si... Comme si on aurait pu lui répondre. Enfin, pourquoi pas. Ses yeux se baissèrent vers le sol, tandis qu'une lueur craintive s'alluma dans son regard, pour disparaître quelques instants plus tard. Il avait rêvé ? Vraiment ? Tout ceci était si étrange... Déjà, il semblait avoir oublié les deux hommes devant le café...

Le rêve se poursuivrait-il ?
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