Les guerres éternelles


 
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 Lorsque cesse la tempête

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Gabriel
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MessageSujet: Lorsque cesse la tempête   Ven 27 Juin - 17:03

La guerre était terminée, ne restait plus que des ruines fumantes et putrides du champ de bataille. Partout, dans ce lieu de mort, gisait des cadavres aux visages terrifiants et railleurs, des corps disloqués par la fureur des démons et au loin, à l’horizon, l’astre divin luisait, pâle, épanchant sur Celestia sa tristesse de toute cette ignoble tuerie; des fleuves de sang s’écoulaient lentement, inexorablement, formant des lacets sinueux à travers cette avanie de la vie, et se jetaient tranquillement dans l’onde pure d’une rivière, ternissant sa limpidité et la teintant d’une couleur abject, mélange de l’eau et du sang, du désespoir et de l’espoir, de la haine et de l’amour. Par endroit, on entendait encore les gémissements des damnés destinés aux enfers, là où les hurlements fous d’éternelles prières sont comme un silence au flot de la souffrance ; là où les hurlements fous d’éternelles douleurs, sont noyés comme un silence au flot de la souffrance ; là où les éternels hurlements fous de souffrance et de prière sont comme un beau silence. Ceux-là étaient destinés à la souffrance, à la longue attente de la divine libération, au trépas glorieux ou au destin horrible de ceux qui enfreignaient les lois du Tout-puissant établies à l’aube des temps.

Longtemps Gabriel avait erré dans ce sinistre paysage, ce paysage en décomposition, cette vue désastreuse et putrescente, emplie d’une entité sans forme, immatérielle, qui dansait une danse macabre, virevoltait, tourbillonnait sans fin, de plus en plus vite, de plus en plus follement, entraînant derrière elle les âmes des pauvres diables trop faibles pour lui résister : la mal était là, et le messager de Dieu pouvait sentir sa présence près de lui, son souffle sur sa nuque, son regard le transpercer, son invitation le tenter. C’était un murmure imperceptible, doux, suave, constitué d’une douceur démoniaque, d’une tendresse diabolique. Et cela allait en s’enflant, le murmure devenait plus lancinant, plus insistant, se transformait pour vagir aux oreilles du malheureux ange un cantique ancien et pernicieux, dédié au prince des ténèbres, au roi de l’immarcescible nuit, à Satan le maître des sombres terres aux centres de la terre, là où jamais l’ombre du jour ne perce, là où jamais l’espérance ne vient éclairer les ténèbres environnantes. Gabriel n’avait pas céder. Il avait fermé son cœur, défendu vaillamment son âme et sa raison, et avait repoussé le sournois envahisseur. Le vagissement s’était éteint, le murmure s’était évanoui comme chimère dans le vent, et un instant, Gabriel crût avoir été la victime d’hallucinations stupides et dégénérées de son esprit fatigué par des heures d’intense combat, de peur innommable et d’effroi sans pareil. Cependant, il y’avait dans l’air ambiant, dans chaque parcelle de l’atmosphère, chaque atome d’air, une présence silencieuse, malfaisante et qui se déplaçait aux grés de ses envies, choisissant avec un soin méticuleux et pervers ses victimes avant de fondre dessus et de s’en emparer pour jouer avec elles pendant quelques temps. Puis, lorsque le jeu lasserait cet être qui répandait la mort comme Dieu donnait la vie, il jetterait son jouet et en choisirait un nouveau. Prudemment, Gabriel s’éloigna. La mort ne l’appelait plus, la vie avait pris le dessus, l’ange ne voulait s’adonner au luxe de cette chose transcendantale ou avilissante sans avoir pût goûter un seul infime instant au plaisir de revoir sa chère moitié, sa sœur éplorée Dayân qui, pour lui, s’était sacrifiée et vivait à présent en compagnie d’un déchu haïssable.

Les pas de l’ange, lent, sans joie, sans vie même, s’accordant au paysage sanglant, l’avaient conduit jusqu’aux alentours du sanctuaire, là où se tenait le parlement angélique. Ce parlement incapable même de réagir lorsqu’un danger se profilait à l’horizon, menaçait la paix et la sérénité de Celestia toute entière ; en résultait un bourbier dégoûtant duquel découlait d’immondes massacres, des carnages atroces et rougis par le sang des hommes versés. Et toute cette inutile tuerie, tout ce sang versé en pure vanité, toute cette énergie, toute cette masse d’être qui n’aspirait qu’à la tranquillité, tout ce rassemblement d’âme perdue et impitoyablement tué à cause d’un stupide gouvernement qui avait lâchement cacher la vérité derrière de faux prétextes. Mais le temps n’était plus aux lamentations, ni aux pleurs insensés. Il était temps d’agir, d’aider à reconstruire ce havre de paix qui était à présent détruit, en ruine pour qu’à nouveau il s’élève fièrement et soit un asile chacun.
Alors que l’archange s’approchait lentement du sanctuaire, allant quérir des ordres, un cri se fit entendre. Un cri lointain mais terriblement réel, un hurlement désespéré empreint de tous les sentiments de peur et d’angoisse qu’un être peut ressentir lors du fol instant où il rencontre la douleur ou l’inconnu. Un cri suppliant. Gabriel se retourna, et se fiant totalement à son instinct, cette intuition pure et empirique qui régit chaque être, s’élança à travers le paysage splénique et terrible, dans l’espoir de secourir le malheureux qui suppliait qu’on l’aidât généreusement.
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Gwenaël
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MessageSujet: Re: Lorsque cesse la tempête   Lun 30 Juin - 13:19

La première peur passée... L'angelot laissa s'échapper un petit rire amusé. C'était un peu comme les montagnes russes, finalement, plus on se faisait peur, mieux c'était. A condition d'avoir quelqu'un pour éviter d'aller s'écraser pitoyablement quelques mètres plus bas, évidemment. Le Chérubin s'agrippa à sa maman et ne retenta pas une entreprise de vol. D'ailleurs, il ne savait absolument pas comment s'y reprendre pour déployer ses ailes.

Un second bruit de battements d'ailes attira son attention et l'enfant tourna la tête vers là où ils se dirigeaient. Un nouvel Ange venait apparemment les rejoindre. Gwenaël grimaça. C'était encore un grand. Mais il était un peu différent de ceux qui l'avaient véritablement approché depuis sa sortie de l'oeuf. Il était un peu plus grand que maman. Ses cheveux étaient argentés, pas blancs, son regard plus clair. Un peu comme de l'eau.

L'angelot considéra son propre physique, puis à nouveau celui de Raziel. Bizarrement, il ressemblait plus au nouveau venu qu'au Séraphin.

- Dis, M'man, commença le Chérubin intrigué. Pourquoi toi t'as ça et pas lui? Moi aussi j'en aurai?

Ce faisant, l'enfant désignait... la poitrine de Raziel. Non, non, il était bien sûr, il avait bien regardé, le bonhomme au regard rivière en était dépourvu. Peut être n'était il pas assez grand pour en avoir? Mais non, il était plus grand que sa maman!

Son regard se reposa sur l'Ange, et la sombre pensée que celui-ci avait dû l'entendre crier lui effleura l'esprit. En d'autres circonstances, il ne s'en serait pas formalisé, mais il semblait que le nouveau venu venait... pour le sauver. Chose qui était déjà faite, accessoirement. Gwenaël grimaça. Si dès ses premiers pas, vols, il se faisait une réputation de petite chose incapable de se débrouiller toute seule, bon c'était vrai mais pas à savoir, la suite n'était pas très engageante.

En prenant sur lui, l'enfant décida finalement d'adresser un grand coucou à l'inconnu. Peut être oublierai-t-il ainsi la gaffe du Chérubin?

- Bonhomme!
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Séraphin Raziel
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MessageSujet: Re: Lorsque cesse la tempête   Mer 2 Juil - 10:24

Raziel leva les yeux au ciel en entendant le rire de l'enfant. Elle avait un casse-cou entre les mains... Et cela lui faisait une belle jambe. Déjà qu'elle ne savait pas si elle allait pouvoir s'en sortir avec un enfant, on rajoutait par-dessus ce qui était indésiré, en principe, des parents. Toutefois, Gwenaël ne retenta pas l'expérience, ce qui eut pour effet e soulager Raziel, qui constatait que son fils possédait une once de raison dans son esprit neuf. Ou alors, il ne savait pas comment s'y prendre, mais l'Ange du Secret ne souhaitait pas se déprimer toute seule avec des constations ou des suppositions malheureuses - tout est relatif, hein. Au pire, elle laisserait cela entre les mains de Raphaël, de Gabriel ou de Galadielle. Enfin bref. Quand on parlait du loup, celui-ci sortait des bois. Le Séraphin se retint de grilacer à cette pensée, constatant que la vie humaine l'avait un peu plus touchée qu'elle ne le croyait.

En même temps que son fils, Raziel tourna la tête vers le nouvel arrivant, qui semblait s'être précipité par ici en raison de l'accident de vol de Gwenaël. Comment attirer l'attention, leçon numéro une... Enfin, au moins, elle n'aurait pas à chercher Gabriel dans tout le Sanctuaire, et avec un peu de chance, elle n'aurait pas non plus à chercher Galadielle, si le Messager divin acceptait la tâche que l'Ange du Secret voulait lui confier. Après tout, il n'avait pas l'air d'être aussi anéanti que l'avait supposé Raziel. Peut-être connaissait-il les détails de la disparition de Dayân... Enfin, ce n'était sûrement pas le sujet à aborder en sa présence. Pas la peine de le déprimer encore plus. Méfier vous de l'eau qui dort, disait-on. Sur Terre. L'Ange du Secret s'en aurait donné des baffes, mais cela ne se faisait pas vraiment devant son enfant et le Messager divin.

Raziel voulut interpeller son semblable, mais à ce moment-là, elle dut baisser les yeux vers le Chérubin qui venait de remarquer quelque chose, et faire part de sa découverte à sa - pauvre ? - mère. Cette dernière était d'ailleurs légèrement déboussolée par la question de son enfant, ce genre de chose ne s'expliquant pas en pleine rue - enfin, en plein ciel - devant n'importe quel passant. Toutefois, Gwenaël n'avait pas encore atteint sa puberté angélique - enfin, à mois que cela se soit déjà fait - et le Séraphin ne pouvait donc pas lui répondre de manière certaine.

- Euh, tu verras plus tard, répondit-elle simplement.

Elle doutait que l'enfant soit satisfait de la réponse, mais c'était la seule qui correspkndait à la situation qui pouvait rapidement devenir embarassante, pour peu de Gabriel ait saisi le sujet de conversation du fils et de la mère. Pas bon du tout pour la réputation, même si le Séraphin pensait que Gabriel n'était pas le genre d'Ange à répandre des rumeurs à peu près vraies. Certes, il était vecteur de l'information à Celestia, mais sûrement pas commère. Enfin, pas que Raziel le sache. De nouveau, le Séraphin voulut interpeller l'Archange, mais son enfant la devança... ce qui n'était peut-être pas désirable non plus.

- Euh... Archange Gabriel ? interpella Raziel à son tour, un peu gênée. Pourriez-vous... me rendre un service ? Enfin, vous n'êtes pas obligé d'accepter.

Un service ou une mission, cela dépendait des points de vue. Et puis d'abord, qui lui avait laissé cet enfant sur les bras ? Mystère et boule de gomme.

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MessageSujet: Re: Lorsque cesse la tempête   Jeu 4 Sep - 21:46

Les cris déchirants emplirent le vaste espace de toutes leurs puissances, roulant effroyablement dans la plaine sans âge, tonnant impitoyablement sur les imperturbables flots, rugissant vainement dans l’ancestrale forêt, résonnant en écho entre les arbres tordus aux branches putrescente et se brisant hélas ! brusquement dans le lointain. Le temps sans pitié emporta ces paroles ; On les vit dans les cieux tempêter et vagir, s’allumer un instant, puis s’éteindre et mourir ! Ô vanité des vanités, tout n’est que vanité ! Tel est il écrit en lettre de feu dans le livre saint, l’immémorial ouvrage dont la gloire resplendit aujourd’hui par-delà les confins de l’orient, de l’occident, par-delà les peuples. Et telle est l’inextinguible vérité de l’humanité : tout est vain ! A quoi bon les paroles les plus sages, les tirades les plus belles et les discours passionnés ? A quoi bon les gestes héroïques de héros du destin dont les noms à jamais seront perdus dans les débris de l’histoire ? A quoi bon toutes ces vaines gesticulations, ces artifices vicieux pour musser loin, très loin, au plus profond de l’âme, l’horrible vérité qui, jamais absente, toujours présente dans le secret du cœur de l’homme ressortira un jour dans toute sa splendeur et déchirera sans pitié ses malheureuses proies ?
Aux hurlements plaintifs, succédèrent un tourbillon d’images sanglantes, de visions vampiriques et fantomatiques, où les damnés des enfers, enchainés aux sombres murs de la grande cité interdite, la cité aux noires murailles, le terrible pandémonium ; où toute cette masse grouillante et féroces, pourrissant pour l’éternité dans des abîmes sans fin; où tout ces êtres vendus à Lucifer, l’ange déchu aux ailes de morts, toutes ces têtes immondes et railleuses criaient d’une même voix :

« Fuis ! Fuis ! Téméraire étrangèr. Ce monde n’est point le tiens : c’est celui des spectres abyssaux, des vampires et des liches diaboliques ; les seigneurs de ces lieux n’ont point en eux le divin souffle de la vie ; le calice dans lequel ils boivent ne contient que le fiel de la mort et la nourriture qu’ils mangent sont la chair des damnés qui crie vers le ciel sombre, miroir profond de la terre si sombre. Fuis ! Fuis ! Intrépide explorateur du monde infernal ! Ce lieu n’est point pour les vivants, tu ne pourras sauver nous sauver, nous, infortunés de l’enfer où les hurlements fous d’éternelles prières sont comme un silence au flot de la souffrance ; où les hurlements fous d’éternelles douleurs, sont noyés comme un silence au flot de la souffrance ; où les hurlements fous de souffrance et de prières sont comme un beau silence. »

Ainsi parlait ces monstres, exhortant leur frère par leur gestes saccadés, leurs paroles effrayantes et cependant fascinantes et leurs regards de braise où brulait une haine sans limite. Se haïssaient-ils eux même en contemplant stupidement leur abject conditions, où haïssaient-ils les vivants aussi libres et joyeux qu’ils étaient prisonniers et désespérés ? Nul ne le saura, si ce n’est de par la mort.

Les monstrueux êtres fascinaient Gabriel, le subjuguait ; insensiblement, il se sentait aspiré par eux, par leur image ; sa vue se troublait ; ses sens se brouillaient. Où était l’endroit, où était l’envers ? Il n’y en avait plus ! Ni même qu’il n’y avait plus d’espace, plus de temps, plus rien de sensible, de réel ; juste une sensation : une chute, longue, interminable, sans douleur, sans sensation ; juste le sol, les hybrides enchainés, les visages criards, écumant de rage, les bras crochus, avides levés vers lui qui se rapprochait.

Puis, brusquement, une voix se fit entendre, douce, rêveuse, angélique. Toute chute cessa : les visages atrophiés, les corps décharnés, sanglants, ruisselants de sueurs et de sang, la vision de la capitale aux noires murailles, les profondes abysses ; cet enivrant spectacle empreint de la magnificence de l’éternel ennemi de la vie ; la fantastique descente aux diaboliques terres explosa en une myriade d’étincelle coloré, et Gabriel retrouva ses sens.

Mais ce que vit l’archange lorsque la folie de son âme eut cessé ne fut point un spectacle diabolique, putride ou concupiscent, ni même un sordide massacre, un cadavre sanglant ou une de ces visions insoutenables qui forcent le regard, l’hypnotise et l’empêche de se détacher de cette vision monstrueuse d’horreur et de mo t. Son regard ne perçut qu’une lueur angélique, deux êtres volant dans le ciel, paisible et serein, le visage rieur pour le chérubin, l’œil attendrie pour la mort. Rien de morbide n’existait en ces deux êtres accolés l’un à l’autre en une union filial ; il n’y avait là qu’innocence, pureté et ingénuité ; rien qui ne méritât des regards dégoutés, des visages fous de terreurs, des exclamations désordonnées et folles. Car la mère n’était que Raziel, séraphin du secret et un angelot encore à cet âge enfantin où il ne sait que s’accrocher à sa mère, et rire avec elle. La stupeur envahit Gabriel qui, volant toujours, ébahit, interloqué, ne savait que continuer le battement de ses ailes en une action uniforme. Enfin, après la première surprise surmontée, lorsque Raziel prononça quelques douces paroles qui parurent bien sibyllines aux pauvres Gabriel, victime de lui-même, l’ange reprit tout à fait ses esprits, et ne sachant que répondre se contenta de dire au hasard :

-Oui, je veux bien m’acquitter d’une tâche, même si elle n’est pas obligatoire, je veux bien la charger sur mes épaules.

Le pauvre ange ne savait pas à quoi il s’exposait ; mais comme on dit, le hasard fait bien les choses …
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MessageSujet: Re: Lorsque cesse la tempête   Dim 7 Sep - 19:17

Ah. Il verrait plus tard. Un peu déçu, quand même, le Chérubin laissa son centre d'attention se détourner des différences physionomiques entre lui-même et sa mère pour le rediriger vers l'inconnu. Le grand qui lui non plus n'avait pas les bosses de maman. Le grand qui était encore plus grand qu'elle. Et qui avait l'air complètement perdu dans ses pensées. L'angelot se renfrogna. Non seulement les grands étaient grands, mais en plus ils semblaient beaucoup aimer cultiver le mystère de leur savoir.

Vexé par tant de manières retenues, Gwenaël tourna résolument le dos au nouvel arrivant et s'agrippa de plus belle aux vêtements soyeux de sa mère. Par-dessus l'épaule fine de celle-ci, il laissa son regard vagabonder sur les reliefs étonnants de la cité qu'il avait sous les yeux. Apercevant un petit groupe d'enfants en train de jouer, le Chérubin éprouva le soudain désir d'abandonner ses actuels compagnons pour aller chercher fortune ailleurs. C'est alors que les paroles de ces derniers l'interpellèrent.

Mi-décontenancé mi-affolé, l'angelot pivota brusquement sur lui-même pour pouvoir faire face à "l'Archange Gabriel". Vu de plus près, il paraissait encore plus lunatique et paumé que de loin. Mais ce ne fut qu'une remarque intérieure qui fusa dans la tête du petit Ange en proie à d'autres soucis.

- Je dois monter sur ses épaules à lui? demanda-t-il en jetant un coup d'oeil désemparé à sa maman. Pourquoi? Je suis trop lourd pour toi?

Anwaaaan. Non seulement il fallait qu'il grandisse, qu'il voit plus tard, mais en plus qu'il se mette au régime! Finalement... il était bien dans son oeuf. Oui, vraiment, il y était bien. Au moins, il y était tout seul, à l'aise, et en sécurité. Sa vie n'était pas, toutes les deux minutes, menacée de propos obscures, d'écrasage une centaine de mètres plus bas, de coups d'oeil dérangeants de la part des grands de ce monde.

Histoire de montrer son vif mécontentement, le Chérubin s'apprêta à piquer une jolie crise, seul véritable moyen qu'il connaissait pour se faire comprendre et écouter, quand l'image de la coquille de son oeuf se faisant aspirer par l'arbre lui revint en mémoire. Quoi qu'il arriverait, il ne retrouverait jamais la protection de son ancien berceau. Il allait devoir se résoudre à vivre dans ce monde froid et étrange. C'était à lui de s'habituer. Life is cruel.

Poussant un long soupir pour évacuer sa morosité, sa mélancolie et son appréhension, il reposa son regard rubis sur la silhouette de l'Ange au regard nuages. Et tandit les mains vers lui.

- Les bras!

S'il devait grandir, et qu'il n'y avait pas déchappatoire, alors autant commencer par faire le premier pas.
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Séraphin Raziel
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MessageSujet: Re: Lorsque cesse la tempête   Lun 8 Sep - 22:19

Le regard de Raziel s'attarda sur Gabriel, qui semblait être complètement perdu dans ses pensées profondes et obscures que le Séraphin ne voulait pas connaître. Parfois, s'aventurer dans l'esprit des Anges un petit peu trop penseur pouvait s'avérer être un jeu dangereux. Surtout qu'elle classait le Messager divin dans la catégorie des hommes qui se prennent un petit peu trop la tête. Peut-être n'était-ce pas une bonne idée de lui confier Gwenaël ? Mais bon, peut-être aussi qu'elle ne trouverait pas Galadielle, ou que cette dernière n'accepterait pas sa proposition, les renseignements devant être bien occupés ces temps-ci. Elle-même en savait quelque chose puisqu'elle avait à présent l'obligation de mettre un peu le nez partout à la place de Michaël. Et cela lui rappellait aussi qu'elle avait quitté le Sanctuaire alors qu'elle avait encore un bon nombre de tâches à accomplir, tâches qui étaient toutes urgents, bien évidemment. La jeune femme se retint de soupirer, puis passa une nouvelle fois ses yeux émeraude sur Gabriel, après avoir baissé le regard pour vérifier ce quee faisait Gwenaël à bouger dans tous les sens.

- En fait, j'espérais vous confier cet enfant afin que vous vous en occupiez convenablement.

Laissant le temps à Gabriel de digérer la nouvelle - ou pas - Raziel suivit le regard rubis de son enfant, tournant la tête comme elle le put vers les îles volantes présentes derrière eux. Elle aperçut les Chérubins aperçus quelques instants plus tôt par Gwenaël. Elle se retint encore une fois de soupirer, devinant les intentions de l'enfant qui étaient claires comme de l'eau de roche. Après tout, c'était compréhensible. Mais pour le moment, elle devait s'occuper de la personne à laquelle elle le confierait, après, Gabriel s'en occuperait. Toutefois, il semblait plutôt réticent à quitter les bras de sa mère, ce qui ne faciliterait pas les choses.

- Comme vous le savez, le Séraphin Michaël m'a relégué ses fonctions, continua-t-elle, ses yeux fixant un point perdu dans l'horizon.

Elle n'aimait pas vraiment revendiquer cette relégation de responsabilités et de pouvoirs, mais il avait fallu qu'elle le fasse au moins une fois pour pouvoir endosser les responsabilités de Michaël. Et puis, si Gabriel ne le savait pas - ce qui, tout de même, aurait été étonnant - il l'apprenait ainsi et déduisait donc - ou pas - le fait que Raziel n'avait aucunement le temps de s'occuper de son fils. D'ailleurs, le Messager divin semblait être assez paumé pour ne pas avoir réagi sur le fait qu'elle ait un enfant. Ou alors, il avait très très bien dissimulé une quelconque surprise. Raziel voulut une nouvelle fois poursuivre, mais Gwenaël ne semblait pas être d'avis à attendre sagement les délibérations quant à son prochain tuteur. Et évidemment, pour tendre les bras, l'angelot avait dû se retourner un minimum vers Gabriel. Le Séraphin n'avait rien contre, c'était juste que c'était elle qui le tenait dans ses bras. Rien que ça, et le Chérubin n'arrêtait pas de bouger. Mais bon, elle ne se sentait pas vraiment d'attaque pour le réprimander.

- Apparemment, il à l'air d'accord... Si vous vous sentez apte à vous en occuper correctement, je vous le confierai.

Raziel insitsait bien sur le 'correctement'. Elle ne tenait pas à ce que Gwenaël parte à la dérive à cause de Gabriel. C'était son enfant, quand même... Elle porta son regard vert sur l'enfant, pour tout de même lui expliquer un minimum sur la raison de ce changement de 'bras'.

- Je suis désolée, Gwenaël, mais je n'aurai pas le temps de m'occuper correctement de toi. Alors tu seras gentil avec Gabriel, d'accord ?

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